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MALI PENSE

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Coopération européenne avec le Mali : un projet de distribution d’eau et d’irrigation dans la région de Ségou au Mali


- source : http://ec.europa.eu/avservices/vide...

« Dans la ville de Sansanding (fr.wikipedia.org/wiki/Sansanding), dans la région de Ségou, à 235 km au nord-est de Bamako, un projet subventionné par la Coopération européenne fournit de l’eau à 100.000 habitants de la région, mettant un terme aux maladies liées à l’eau comme la dysenterie et la diarrhée qui avaient un impact dramatique sur la mortalité infantile.

Au total, au Mali ces 5 dernières années, ce sont 550.000 personnes qui ont obtenu un accès à l’eau potable grâce à un fond de 40 million d’euros de la CEE.

Les puits sont équipés de compteurs. L’argent des consommateurs sert à l’entretien et la maintenance des puits, des tuyaux et des réservoirs qui ont été mis en place par la CEE, et vient appuyer la viabilité à long-terme de ce projet. Ce projet a eu un impact positif sur la santé et sur le développement économique des villes et villages comme Sansanding, où les panneaux solaires et les troupeaux sont des signes clairs de prospérité.

A quelques kilomètres de là, un réseau de 125 km de canaux d’irrigation construit avec des fonds européens est sur le point d’être achevé, et va desservir 1.000 fermiers et leurs familles et 2.500 hectares de terres arables. Cette infrastructure d’un coût de 28 millions d’euros a été financée à 90% par la CEE et d’autres agences internationales.

Plus d’un tiers de l’économie malienne repose sur l’agriculture, un secteur qui emploie 80% de la population. Un réseau de canaux similaire irrigue déjà 1.000 hectares de terres arables.

Les canaux d’irrigation rend ces sols productifs et amène des sourires sur les visages des enfants qui l’utilisent comme piscine.

La CEE est sur le point de signer un contrat d’Etat de 225 millions d’euros avec le Mali à Bruxelles le 15 mai 2013, dont l’objectif est de restaurer l’ordre constitutionnel à travers l’organisation d’élections libres et honnêtes. »

(traduction non officielle par mali-pense)


Voir aussi :
- Accaparement de terres : Des organisations de la société civile écrivent au Gouverneur de Ségou


(1) [extrait de Wikipedia ] :
De son premier nom Sizani, c’est-à-dire la petite clôture. Le village a été fondé vers 1220 par Alpha Mahamoud KOUMA, le territoire de Sizani aurait été acheté (avec l’aide des Cissé) au Fama de Sibila (un village à 20 km environ de Sansanding). À l’époque on l’appelait Mangoni, puis Sinzani qui, avec l’arrivée des Français, a donné naissance à Sansanding.

Quelques figures historiques ont marqué la vie de Sansanding, notamment Mineta Cissé et son hôte Moulaye Labass Haïdara. Cette dernière, de par sa générosité et son intelligence, aurait sauvé le village des mains du guerrier Sidi Baba COULIBALY. Les deux personnages sont considérés comme des saints. Ils reposent aujourd’hui dans un endroit bien gardé. On retient également le nom de Malamine de Sansanding, celui qui se serait illustré lors d’une cérémonie à Niamina. Plus récemment, Fama Mandé Ba Sy ou Sizani Fama a régné sur le village pendant la période coloniale (2). Après l’indépendance, ce fut le règne de Massa Sidibé qui était un ami très proche du premier président du Mali, Modibo Kéïta.
- - -

(2) [note de mali-pense.net] : Amadou Hampâté Bâ évoque le royaume de Sansanding et sa chute dans Amkoullel, l’enfant peul et dans Oui ! Mon commandant :
(...) “« Sy ! Sy l Ben Daoud Mademba Sy ! Je te souhaite le bonsoir. Je suis ton ancien ami du bateau Le Mage, Amadou Hampâté Bâ de Bandiagara. Je n’ai pas voulu passer à
Sansanding sans venir te rendre visite. »
Après un bref moment de silence, du fond de la
case s’éleva la voix faible d’un
homme mal nourri :
"O mon ami !... Sois le bienvenu ! Sois le bienvenu !"
Ben Daoud — car c’était bien lui — poussa alors sa
porte grinçante et sortit. Pour la
deuxième fois depuis mon arrivée, je ne pus en croire mes yeux. Il était vêtu d’un
vieux
forkiya
, sorte de longue blouse ample qui avait dû être blanche mais qui, pour
l’heure, semblait avoir été trempée dans une teinture de boue rougeâtre. La large
échancrure de son
forkiya
laissait à nu sa poitrine amaigrie. Son pantalon était fait de
morceaux d’étoffes dépareillées. A ses pieds traînaient des sandales taillées dans de
vieux pneus. Je ne pus m’empêcher de revoir en pensée ses belles chaussures
"Robéro jaune London”, qui faisaient
kian-kian
à chaque pas...
Son teint, que j‘avais connu d’un noir d’ébène,
était devenu grisâtre. Ses cheveux
et les poils de sa barbe étaient précocement blanchis. Il tenait à la main une pipe
pleine de tabac indigène d’où s’échappait l’odeur la plus désagréable qu’il m’ait été
donné de respirer- là encore me revint en mémoire l’odeur délicieuse de son eau de
Cologne qui avait parfumé tout l’arrière du bateau.
..
_"Que lui est-il arrivé ? Me demandai-je. Quel est le sens de tout cela ? Quelle leçon
un homme sensé peut-il en tirer ?..." Après les litanies de salutation d’usage, je
trouvai l’audace de lui poser la question : "Ben Daoud, mon ami, après tout ce que tu
as été, comment se fait-il que tu en sois réduit à
cet état ?"
Il me répondit d’une voix tranquille, sans amertume, parlant comme s’il ne s’agissait
pas de lui : « Il y a quelques années, pendant la D
euxième Guerre mondiale, j’étais
instituteur à Tombouctou mais j’ai été taxé de « gaulliste>> et, à ce titre, traduit devant
un tribunal par les autorités coloniales du régime
de Vichy. On m’a révoqué et
condamné à résidence obligatoire à Sansanding et tous mes biens ont été
confisqués. Sans travail et sans fortune, il ne me
reste plus rien pour vivre. Mais,
Dieu merci, je ne suis misérable que matériellement. Mon moral, ma dignité et ma
fierté ne sont pas touchés. Il m’arrive même de sourire en pensant que c’était un
Français qui avait fait nommer mon père roi, et que
c’est encore un Français qui, de
prince adulé et de fonctionnaire aisé que j’étais,
a fait de moi un réprouvé de la
société, un loqueteux mal logé, ne mangeant qu’une
fois par jour et couchant sur une
natte à même le sol. Certes, mon aspect est miséreux, mais je ne suis pas aussi
malheureux que mon apparence pourrait le laisser croire. Je suis en accord avec
moi-même car ma conscience ne me reproche rien. La
preuve en est que je dors
paisiblement. Quand je trouve de la nourriture, je
mange avec appétit, et quand je
n’en trouve pas, je supporte la faim. Je ne quémande pas. Je lis beaucoup, je médite
et réfléchis. »
Pas une fois Ben Daoud ne prononça une parole amère sur sa situation ni un mot
critique à l’égard des anciens vassaux de son père,
devenus des hommes riches et
puissants. Il acceptait son sort avec sérénité. Dans son dénuement, il me parut
infiniment plus grand que le prince de jadis.”
(...)
source : http://www.cieboucheabouche.com/IMG...

dimanche 19 mai 2013

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