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Guerre au Mali : parole de réfugiés (+vidéo)


La Charente Libre, 11 mars 2013

CL s’est rendu à Ségou, où 25 000 « déplacés » ont fui le nord du Mali et la charia imposée par les islamistes depuis un an jusqu’à l’intervention française. A travers les témoignages de déplacés, c’est toute la guerre qui s’exprime dans la ville jumelle d’Angoulême.

  • Tendues par la fatigue et l’attente, ces femmes sont arrivées dès 4h du matin pour obtenir un don d’une ONG. En vain pour la plupart d’entre elles. (Reportage photo Renaud Joubert)

  • Sa maison a été fouillée « sur dénonciation ».

  • Femmes. La fille de six ans de Mariama a été obligée de se voiler avant de fuir Kidal.

  • Système D. Des professeurs qui se sont aussi enfuis vers Ségou viennent chez des familles, même le dimanche, pour improviser des cours de rattrapage avant les examens.

  • Humanitaire. Les ONG sont de plus en plus nombreuses à Ségou, et distribuent des vivres. Le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) pense y implanter une antenne.

  • Ecole. Les écoles de la ville doivent gérer l’arrivée de 20% d’élèves en plus en un an.

  • Familles. Comme la famille Cissé, qui a quitté Tombouctou, les pères sont souvent restés plus longtemps dans le Nord pour tenter de préserver leurs biens et travailler.

Les 4X4 débarquaient chaque soir devant la maison de la famille Arby, à Tombouctou. « Ils agressaient nos filles et voulaient les emmener avec eux. » Boudjouma, maçon de 57 ans, a tenu 18 jours sous « l’occupation » des Islamistes avant de quitter Tombouctou, pour un voyage de plusieurs jours direction Ségou. « On a tout laissé. »

Pendant un an jusqu’à la reprise de la ville par les militaires français le 27 janvier, les hommes étaient brimés, « chicotés » en place publique pour une cigarette allumée ou une radio écoutée. « Les parents d’un enfant né hors mariage ont reçu cent coups de fouet chacun. Et nous étions obligés de regarder », raconte Zeinabou Dicko qui a fui en mars 2012. Des scènes qui se répétaient chaque jour.

Population livrée à elle-même

La ville aux 333 saints est devenue maudite, comme tout le nord du Mali. Devant l’école de Ségou où ses enfants ont pu être scolarisés, Fatoumata Cissé, infirmière de 29 ans, raconte son départ entassé « dans une pirogue » jusqu’à Mopti, à 700 kilomètres de là, avant de faire 400 kilomètres de plus en camion jusqu’à Ségou.

Si la famille Cissé a dû s’enfuir par le fleuve Niger, c’est aussi parce que l’armée malienne a été la première à fuir devant l’arrivée des groupes terroristes nettement plus armés et mieux formés au combat. « Quand ils sont partis, ils ont même ’gâté’ (détruit) le bac pour les empêcher de traverser le Niger et d’avancer plus vers le sud. Et la population s’est retrouvée un peu plus livrée à elle-même », raconte Sadou Maïga, qui travaille avec l’ONG Plan Mali et les autorités locales de Ségou pour scolariser les enfants et trouver un hébergement aux familles.

« Ils ont voulu prendre notre pays », résume Mounaïssa, jeune élève de 12 ans, des larmes pudiques aux yeux quand elle raconte son port du voile intégral pendant plusieurs semaines à Tombouctou. Les filles, dès le plus jeune âge, étaient la cible des islamistes. « Même mon enfant de six ans devait être complètement voilée », explique en baissant les yeux, Mariama Messaoud. Elle a fui Kidal en janvier 2012 avec ses sept enfants.

Au total, la ville jumelle d’Angoulême et ses 130 000 habitants, ont accueilli 25 000 réfugiés depuis un an. Ici, on les appelle les « déplacés ». (...)

Retrouvez l’intégralité de cet article aujourd’hui dans l’édition papier de CL.

source :
- http://www.charentelibre.fr/2013/03...

mardi 12 mars 2013

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